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  • Julie

Aujourd'hui, j'apprends à lâcher prise...

Il y a quelque temps je me disais que je n’arriverai jamais à passer au-dessus de certaines choses :

- Un affront qu’un collègue m’avait fait en salle de réunion,

- Un coup bas d’une personne que je pensai être un ami,

- Des vieux, VIEUX dossiers de famille qu’on ne peut jamais remettre sur la table,


Je me disais « Non mais vraiment, ça c’est impardonnable ! »


J’enrageai intérieurement quand j’y repensai, je râlai de ne pas avoir répondu ou réagit d’une certaine manière et je savais qu’il était trop tard pour remettre certaines choses sur le tapis parce que sinon on est catégorisé de vindicatif, de revanchard, de frustré…

A chaque fois que je revoyais les personnes en question, je bouillonnais de l’intérieur et je ne retenais pas certaines paroles en les mentionnant : ce qui ne servait qu’à mettre mon entourage mal à l’aise et ne me libérait d’absolument aucun poids… Je restai frustrée, meurtrie dans mon égo, blessée dans mon cœur et j’en voulais d’autant plus à ces personnes pour la façon dont je me sentais.


Et entendons-nous bien, je ne parle pas ici de crépages de chignons futiles mais bien de situations personnelles graves qui nous blessent profondément. C’est difficile de revivre des moments de trahison, des sentiments qui nous ont fait mal au plus profond.

Je pense qu’on connaît tous des situations comme celles-ci. Des histoires où quand on en reparle, on a tendance à dire:

« Ah mais non, ça je ne pourrais JAMAIS lui pardonner ! Ça m’a fait beaucoup trop mal »


Un jour, tout à fait par hasard, je lisais un livre sur l’Apartheid, les horreurs de ce régime et la libération de Nelson Mandela.

Il s’est battu jusqu’à être jeté en prison, où il a passé 27 ans…

27 années à croupir dans une cellule dans une prison sur une île isolée, à savoir que son peuple, un pays entier était injustement maltraité…

27 ans à être lui-même maltraité, accusé de terroriste, séparé de sa femme et sans voir ses enfants. Vous vous imaginez ce que c’est 27 ans de votre vie, isolé de tout et de tout le monde ?

A force de luttes dans le pays et de pression internationale, le gouvernement de l’Apartheid a fini par libérer Mandela et comprendre que leur dictature était finie. La libération de Mandela était un symbole très fort mais son premier discours à sa sortie de prison était très crain : les premiers mots qu’il

allait prononcer à sa sortie de prison scelleraient le destin de l’Afrique du Sud. La paix et la reconstruction ou la vengeance et la guerre civile… Autant dire que pour un des pays les plus riches d’Afrique et pour le sort de 50 millions d’habitants, la planète entière attendait ses premiers mots… fébriles…


Et vous savez ce qu’il a dit ?

Je vous pardonne

… JE-VOUS-PARDONNE !


Après 27 ans de maltraitance personnelle, après que ce régime ai détruit sa vie, après 43 ans de traitements injustes envers tout un peuple… Il a dit « Je vous pardonne » !

MIEUX : Il le pensait ! Son but était de reconstruire et il a compris qu’en se vengeant il anéantirai bien plus, il DETRUIRAIT bien plus. Il a compris qu’il voulait allez de l’avant plutôt que de se détruire dans la rancœur.

Quand j’ai lu ça, je me suis dit une chose : « Waouw … »


Du coup je me suis mise à réfléchir à tous ceux contre qui je nourrissais une rancœur personnelle. Et je me suis dit : « Hummmmm, intéressant… Je ne dis pas que je vais le faire (après tout j’avais quand même mon égo) mais je vais juste essayer pour voir ce que ça fait»


J’ai pensé à la personne qui m’avait fait le plus de mal, qui avait détruit des personnes que j’aimais, qui avait fait des dégâts que je pensais irréparables. Je me suis dit : « Quitte à essayer autant y aller fort ! »

J’ai pensé à cette personne et j’ai dit tout haut : « Je te pardonne »

Deuxième « waouw » !

Quelle libération…

Cela ne veut pas dire que je l’ai appelée, que je lui ai dit ce que je ressentais, que je l’ai invitée à manger… Non, cela voulait juste dire : De mon côté, j’ai décidé de ne plus m’encombrer de ce sentiment violent, j’ai décidé de te pardonner parce que tu as tes croyances qui sont différentes des miennes et qu’en fait, elles ne m’intéressent pas et essayer de te changer ne m’intéresse plus.

Si je veux, moi, aller de l’avant, il faut que je me libère de ton boulet et du coup, je préfère te pardonner et me libérer de ce poids.

J’ai laissé tomber le fait d’essayer de faire justice, de convaincre tout le monde que j’avais raison, j’ai décidé de l’abandonner, là, sur le bord de la route et de continuer mon chemin.

Et je vous promets, c’est libérateur !

Je vois encore cette personne parce que je n’ai pas d’autre choix mais je ne ressens plus aucun sentiment violent et quel bonheur.


Du coup j’ai commencé à penser à d’autres personnes de moindre importance et à chaque fois le rituel mental était le même : « Je te pardonne » et « pouf », je pouvais passer à autre chose.

Comme je dis et je me répète : Cela ne veut pas dire que j’accepte ce qu’ils m’ont fait, que j’excuse quoi que ce soit comme comportements violents physiques ou verbaux ! Cela veut juste dire que j’ai décidé de ne plus m’encombrer de leurs tortures et que ma meilleure vengeance c’était de continuer à aller super bien.

Et puis je me dis aussi que si Mandela avait pu le faire, s’il avait pu être un être humain aussi fort après toutes les tortures qu’il avait traversées, je pense que moi aussi je pouvais y arriver.


Le résultat ? Maintenant quand je vis encore ces affronts, ces tristes expériences sociales comme on en connaîtra tout au long de notre vie, je préfère regarder les gens avec empathie et pitié et me dire :

« Allez, je te pardonne mon petit, tu réaliseras peut-être un jour que tu es idiot mais cela ne me concerne pas, c’est TON problème pas le mien »

Ensuite je ne m’encombre plus de leur bêtise.

Et quand les gens m’en reparlent, je leur dis sereinement : « Sincèrement ça ne m’intéresse plus… » et je change de sujet. Les gens se nourrissent de vos sentiments, s’ils voient que vous êtes désintéressés ils le seront aussi.


Alors sincèrement, faites l’exercice ! Après tout, vous ne risquez rien ! Pensez à ces personnes destructrices, pensez à Mandela, et dites-le tout haut :

« Je te pardonne »

Souriez, ayez pitié de leur connerie et abandonner-les sur le bord de la route en continuant votre chemin. Je vous promets que ce sont des poids inutiles qui ne vous serviront à rien et que vous gagnez bien plus à les abandonner.

J’espère que vous vous sentirez aussi léger que moi !

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